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Un réseau d'opérateurs spécialisés en Intelligence StratégiqueBoursesBoite à outils | Ce que le manque d'humilité d'un dirigeant fait peser comme risque à une entrepriseNous le répétons souvent ici, nous vivons à une époque de changement permanent. L'environnement économique, compétitif, politique et culturel peut, en six mois, se retourner complètement. Dès lors, si le conservatisme managerial, le hiératisme intellectuel ou la rigidité stratégique étaient une tare voici trente ans, ils s'avèrent aujourd'hui, tout simplement, des agents de mort pour n'importe quelle organisation. Remise en question permanente, sous peine de…Demandez à Nokia emporté, en quelques mois, dans une spirale descendante dramatique, faute d'avoir anticipé la rapidité de la transformation de la demande dans le marché que l'entreprise dominait jusque là magistralement : les terminaux mobiles. En ce qui concerne le groupe Kodak, la dégringolade s'est étalée sur plus de quinze ans. La longue présentation ci-dessous explique dans les détails l'histoire de cette longure descente aux enfers. L'issue semble désormais fatale pour le légendaire pionnier de la photographie mondiale. Si les différentes équipes de direction de Kodak qui se sont succédées ont bien vu venir les bouleversements dans leur industrie, elles n'ont pas compris qu'elles surviendraient si vite. Un besoin vital d'humilitéAucun monument de la vie économique n'est aujourd'hui à l'abri. Aucun secteur, non plus (cfr les géants de l'industrie pharmaceutique, par exemple, aujourd'hui contraints de faire de la place à de nouveaux acteurs). L'époque impose aux dirigeants d'entreprise une nouvelle forme d'humilité. Celle-ci est vitale pour pouvoir apprécier à leur juste mesure les changements profonds susceptibles, du jour au lendemain, de renverser les équilibres dans n'importe quel métier. Les certitudes et les postures d'ego sont souvent à l'origine des mauvais choix stratégiques ou de l'attentisme qui conduisent de grandes ou petites entreprises sur la voie du déclin et, parfois, de la disparition… C'est ce que rappelle le magazine américain Forbes. Le périodique a déterré une liste énumérant quelques unes des mauvaises habitudes des dirigeants de quelques grandes entreprises ayant connu des échecs stratégiques retentissants au cours des dernières années. Voici ces principales erreurs : 1. Se voir et voir son entreprise comme dominant son environnement propreLes dirigeants incapables d'imaginer qu'une position favorable n'est jamais acquise pour l'éternité s'exposent bien plus aux risques qu'un changement de contexte peut poser à l'organisation. Ils surestiment, en général, leur capacité à gérer et maîtriser ce dernier. Le succès dans un domaine ne garantit pas le succès par la suite. Tout est toujours à reconstruire. 2. Considérer son organisation comme son « royaume personnel »S'identifier à son entreprise est une très bonne chose. Certains dirigeants d'entreprise qui ont in fine bu la tasse ont toutefois eu tendance à ne pas tracer une ligne claire entre leur rôle de leader et le fait de considérer l'entreprise qu'ils dirigent comme un petit empire privé… Pensons à Jean-Marie Messier, par exemple, du temps de Vivendi Universal. 3. Le manager qui pense détenir toutes les réponses« Avant d'avoir écouté tous les avis, le patron a dit : voici ce que nous allons faire ! » Cette attitude, de la part d'un responsable d'entreprise, est plus inquiétante qu'autre chose. Certains dirigeants d'entreprise sont prisonniers de l'image de personnage omniscient qu'ils ont parfois bâtie pour asseoir leur autorité ou leur légitimité. Ce faisant, ils se ferment en fait aux signaux et aux avis extérieurs. Leur jugement est donc partiel. Avec tous les dangers que cela comporte… 4. Eliminer les potentiels contradicteurs ou ceux qui « challengent » leur vision
Ce discours énergisant et mobilisateurs peut aider à rassembler toutes les forces. Tenu à la lettre, il risque aussi de marginaliser les contradicteurs, fort utiles pour garder la mesure de la pertinence des choix opérés. Un leader trop attaché à une seule ligne de pensée se retrouvera entouré de « yes me » et autres personnalités opportunistes. Bref, une autre façon de perdre le contact avec le terrain. 5. N'être obsédé que par l'image de l'entrepriseCertains dirigeants d'entreprise aiment tellement la lumière des projecteurs qu'ils s'y égarent parfois. Plutôt que de manoeuvrer leur organisation et de construire quelque chose, ils se préoccupent surtout d'en donner l'impression. Passer son temps à faire de la représentation et des relations publiques ne laissent toutefois pas beaucoup de moments pour superviser les opérations… Pire, ce comportement peut à la longue inciter certains à embellir l'histoire pour les autres… et pour eux-mêmes… 6. Sous-estimer l'importance des obstaclesCertains dirigeants d'entreprise peuvent tomber amoureux de leur vision. Si la passion est une énergie précieuse, elle peut néanmoins, parfois, aveugler. Un responsable d'entreprise peut être tellement attaché à la vision qu'il défend que tous les signaux contraires susceptibles de remettre en cause celle-ci seront systématiquement balayé. La remise en question même partielle de la vision, en raison d'obstacles mal évalués, impliquerait une remise en question du dirigeant, pense-t-il. Comme si se montrer capable de faire évoluer son jugement face aux circonstances n'étaient pas une meilleure preuve de compétence… 7. S'entêter à se fier uniquement à ce qui a marché pour soi dans le passé
Lorsqu'un CEO perd le contact avec la réalité, il a parfois tendance à se rattacher aux techniques et aux approches qui lui ont réussi dans le passé, sans autre argument à avancer que son expérience personnelle. C'est souvent le meilleur moyen de s'enfermer dans les modèles économiques anciens tout en niant l'évolution de l'environnement économique qui entoure l'entreprise. Les conséquences sont alors, souvent, dramatiques… Publication le 15/01/2012 21:27:49 Laissez votre commentaireLes champs marqués de * sont obligatoires | ActualitésLe marketing à travers l'Histoire – Des crieurs publics à la vidéo sur téléphone mobile EvènementLes réseaux sociaux? Pas pour mon entreprise! On parie? - le 19/03/2012 - [ suite ] FormationsUne journée pour comprendre les réseaux sociaux - le 12/03/2012 [ suite ] |










