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Un réseau d'opérateurs spécialisés en Intelligence StratégiqueUn réseau d'experts spécialisés en Intelligence StratégiqueBoursesBoite à outils | Comment mesurer son potentiel d'innovation dans un environnement mouvantEn 2000, à peine 10% des efforts en matière d'innovation et de recherche & développement (R&D) du groupe Procter & Gamble étaient confiés à des tiers. En 2010, 60% de l'innovation produite par P&G est initiée de l'extérieur. Le Swiffer Dust est un exemple de cette approche ouverte. Initialement développé et vendu au Japon, faute de ressources, le produit avait peu de potentiel d'expansion à l'international. P&G a noué un partenariat gagnant-gagnant avec le fabricant nippon. Le Swiffer Dust est devenu un hit mondial, dont ont bénéficié toutes les parties. En dix ans, la dynamique de l'open innovation est donc devenue largement majoritaire chez P&G. Au sein du spécialiste des produits de grande consommation, comme dans d'autres entreprises, l'innovation n'est plus un processus exclusivement interne. Sortir du pilotage de l'innovation version papaCette évolution implique aujourd'hui un modèle de pilotage de l'innovation différent de ce qui existait dans le passé, où seuls le laboratoire interne et le « invented here » comptaient. Elle induit, par ailleurs, de nouveaux systèmes de mesure. Or, la plupart des systèmes d'innovation encore utilisé aujourd'hui ont été façonnés dans le cadre de l'économie industrielle du XXème siècle. Ils se basent sur des indicateurs tels que ceux-ci, rappelle Cindy Gordon, spécialiste canadienne en Business Innovation :
En fait, ce type d'indicateurs ne renseignent en fait que sur les moyens. Il ne s'agit pas d'indicateurs de résultats au sens où, les brevets, par exemple, s'ils protègent une propriété intellectuelle, ne disent rien de la capacité d'une technologie ou d'une invention, à trouver un marché et créer de la valeur. Ce n'est pas nouveau. Mais, souvent, jusqu'ici, ces facteurs étaient jugés satisfaisants pour estimer, même de loin, l'implication d'une organisation en matière d'innovation alors qu'ils reflètent imparfaitement la réelle capacité de création de valeur à travers l'innovation d'une entreprise. Le danger sous-jacent est que ces indicateurs puissent masquer cette réalité aux yeux des dirigeants. Mais aussi qu'ils distraient leur aptitude à explorer de nouvelles pratiques plus fructueuses en termes de résultat. Un nouveau contexte appelle de nouveaux indicateurs d'innovationPLus que jamais, notre environnement économique beaucoup plus mouvant et imprévisible nécessite aujourd'hui de recourir à de nouveaux indicateurs, estime Cindy Gordon.
Des entreprises comme Philips, Toyota, Whole Food, Google, pour ne prendre que quelques exemples classiques, ont réussi à mettre en place des approches s'inspirant de ces préceptes. ROI, organisation, leadershipDans la foulée, Cindy Gordon décrit, elle, la possibilité de formaliser l'adoption de trois nouvelles catégories types d'indicateurs :
Pour ces trois indicateurs, la consultante invoque la prise en compte à la fois des inputs et des outputs.
Pour grandir et se multiplier, les brevets, les produits innovants, les succes stories, ont d'abord besoin d'un bon terreau où prendre leur racine et se développer…
Publication le 17/05/2011 10:49:34 Laissez votre commentaireLes champs marqués de * sont obligatoires | ActualitésUne infographie résumant les voies possibles, aujourd'hui, pour gagner de l'argent sur internet EvènementL'e-commerce, une opportunité de croissance pour ma PME - le 26/04/2012 - [ suite ] FormationsEt vous, savez-vous anticiper les changements de votre environnement? - le 25/04/2012 [ suite ] |











